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Alcool et poumon : des liaisons dangereuses.


Une Publication du Dr Philippe Arvers (Addictologue et grand spécialiste du tabac) dans la Revue des Maladies Respiratoires



Résumé



Introduction

Très peu d’études sont consacrées à l’alcool et ses effets sur les poumons, même si l’on connaît les méfaits de la consommation excessive d’alcool. Ainsi, les connaissances sur cette interaction sont peu connues, sur le plan physiopathologique, clinique et épidémiologique.



État des connaissances

La consommation aiguë d’alcool peut entraîner une rapide augmentation de la fréquence des battements ciliaires des cellules de l’épithélium mucociliaire. Mais l’exposition chronique d’alcool va au contraire désensibiliser progressivement la réponse des cellules ciliaires : on observe alors une diminution de la clairance mucociliaire.


La consommation chronique d’alcool va entraîner une altération de la réponse immunitaire (diminution de la maturation macrophagique et de la phagocytose) et le développement d’une réaction inflammatoire (cytokines pro-inflammatoires). La fonction respiratoire va être perturbée sous l’effet de l’alcool : asthme, bronchopneumopathie chronique obstructive, infections pulmonaires seront plus fréquentes.


Le lien de causalité entre alcool et cancer du poumon est difficile à mettre en évidence, car le statut tabagique interfère. Seules des études chez les non-fumeurs permettront de dire si le cancer du poumon est augmenté lors de consommation chronique d’alcool.



Conclusion

L’alcool a des effets pulmonaires délétères et son rôle dans le développement du cancer du poumon doit être approfondi.

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